Meredith Kline est un érudit qui a passé une bonne partie de sa vie à étudier les traités d’alliance du Moyen-Orient à l’époque biblique[1]. En effet, dans les années 1900-1950, nous avons retrouvé un grand nombre de ces traités.

Il s’est rendu compte d’une chose : les alliances n’étaient jamais faites entre deux individus isolés mais entre des personnes porteuses d’un office. C’est-à-dire qu’on n’allait pas faire alliance avec simplement un individu mais aussi avec sa sphère d’autorité (nation s’il s’agit d’un roi, famille s’il s’agit d’un père).

Il a ensuite remarqué que les alliances bibliques étaient structurées exactement de la même manière : Dieu fait alliance avec une personne qui est le représentant de l’alliance et avec ses enfants qui sont sous son autorité.

J’explique cela ainsi dans un article de mon blog :

« Le principe global qui émerge ici est le suivant : quand un homme rentre en alliance avec Dieu par une confession/un serment personnel, il est tenu responsable par son Seigneur de placer sous le joug de l’alliance certains de ses subordonnés. Ne pas respecter ce principe c’est ne pas respecter son serment et risquer d’encourir le jugement de l’alliance. C’est la raison pour laquelle Moïse, quand il n’avait pas circoncis son fils, a risqué de subir la punition de l’alliance qu’il avait invoqué contre lui-même par sa propre circoncision (Ex. 4:24-26). Les versets qui précèdent parlent précisément de l’épisode où Dieu envoie Moïse pour demander à Pharaon de laisser Israël, « le fils » de l’alliance de Dieu, aller le servir au désert (Ex. 4 :21-23). Mais comment Moïse pourrait-il être l’envoyé de Dieu pour consacrer le « fils » de Dieu, Israël (4:21-23), à la montagne de Dieu, si lui-même n’avait pas été capable de consacrer son propre fils par la circoncision ? Voilà pourquoi Dieu tenta de le retrancher, selon les malédictions de l’alliance. »

Cette compréhension de la façon dont Dieu agit avec les hommes est vraiment difficile à comprendre pour nous aujourd’hui qui vivons dans une culture individualiste, où les structures d’autorité que sont la famille et la nation sont attaquées et mises en danger. Mais c’est ainsi que Dieu a décidé d’organiser son alliance. C’est lui le Créateur de la famille, pas notre culture.

[1]Voir ses ouvrages Treaty of the Great King, Kingdom Prologue et surtout By Oath Consigned.

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4 commentaires sur « Le pédobaptême : le fonctionnement d’une alliance au Moyen-Orient »

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